Pour mémoire, afin de ne pas oublier !
On poursuit aujourd'hui par un tableau non exhaustif des substances,
merci les amis(es) c'est important de se tenir au courant .
Avec mon amitié Jipi
LES DIFFERENTES DROGUES
Les dépresseurs
Les benzodiazépinesDescriptionCe sont les médicaments psychotropes les plus prescrits dans le traitement de l'anxiété et des troubles du sommeil. Ils entraînent une dépendance tant physique que psychique.
Les médicaments, excitants ou calmants, sont utilisés pour modifier la perception de la réalité et pour atténuer un état de mal-être psychique ou physique. Les tranquillisants, dépresseurs du système nerveux central, sont prescrits pour guérir ou soulager la douleur, pour obtenir une sensation de calme et de détente, diminuer le stress.
Principaux effets des benzodiazépinesIls varient en fonction du trouble pour lequel est prescrit ce médicament, de la quantité absorbée, de l'âge de l'usager et de l'usage préalable ou simultané d'autres psychotropes.
A dose thérapeutique, la benzo :
- diminue le niveau d'anxiété et d'insomnie,
- peut entraver la capacité d'apprendre et de mémoriser l'information,
- entraîne une perte de coordination,
- entraîne une baisse de la vigilance,
- une augmentation de la dose accentue les effets calmants.
Dépendance et toléranceLa dépendance est très forte et le sevrage est difficile. La tolérance s'installe progressivement, nécessitant une augmentation de la dose pour obtenir l'effet désiré.
A l'arrêt de la consommation, on peut observer des perturbations du sommeil, des troubles gastro-intestinaux, des malaises, une perte d'appétit, transpiration et tremblements, anxiété.
Les symptômes de manque entre un et trois jours après l'arrêt de la consommation et peuvent durer jusqu'à quatre semaines.
Toute tentative de sevrage doit se faire sous surveillance médicale.
Le Rohypnol (Benzodiazépine)DescriptionLe Rohypnol est dix fois plus puissant que le Valium. Lorsqu'il est consommé avec de l'alcool, il provoque des périodes d'amnésie
Modes de consommationIl peut être avalé, mâché, dissous sous la langue ou dans un liquide, écrasé, reniflé, injecté et fumé. Il est de couleur verte à l'extérieur et bleue à l'intérieur
Effets à court termeConsommé avec de l'alcool ou de la marijuana, il en augmente et prolonge l'action. Ses effets se font sentir dans les 20 à 30 minutes et durent jusqu'à 8 heures. Ce produit diminue fortement l'inhibition du consommateur, entraîne des pertes de jugement, de mémoire, une démarche chancelante. A forte dose, il pourra entraîner des nausées et des difficultés à parler, voire une perte de conscience.
SurdosageForte excitation, délire, des problèmes de coordination, de la stupeur et une dépression respiratoire sont parmi les manifestations retrouvées suite à une surdose de rohypnol.
L'héroïneDescriptionL'héroïne est un dérivé semi-synthétique de l'opium. Fine poudre soluble, de couleur blanche, brunâtre, ou noire, abondamment diluée ou coupée avec divers produits : lactose, strychnine, amidon, bicarbonate de soude, quinine. Ces produits sont à l'origine de multiples complications toxiques ou infectieuses.
Modes de consommationElle est humée ou injectée, parfois fumée mélangée à du haschich.
L'héroïne stimule brièvement les centres supérieurs du cerveau puis ralentit l'activité du système nerveux central procurant une sensation de détente et de déconnexion d'avec la réalité (« piquer du nez » est une attitude caractéristique du consommateur d'héroïne).
Le produit réduit la douleur et retarde l'éjaculation.
Effets secondairesUne dose peut provoquer de l'agitation, des nausées, des vomissements.
A dose plus forte, le corps devient plus chaud, les extrémités sont lourdes et la bouche est sèche. L'usager passe par des états de somnolence et d'éveil durant lesquels le monde n'existe plus.
A très forte dose, l'usager reste dans un état de torpeur permanent, ses pupilles sont contractées en « tête d'épingle », la peau est froide, moite et bleuâtre ; il y a risque de dépression respiratoire pouvant aboutir à la mort.
Effets à long termeEndocardite par des organismes introduits dans le corps lors d'une injection de drogue sans stérilisation ; transmission d'infections virales (hépatite C, HIV, ...) ; complications pulmonaires ; abcès et surtout risque de surdosage.
Tolérance – Dépendance – SevrageL'héroïne entraîne une dépendance psychologique et physique très forte. Elle crée de l'accoutumance et nécessite une augmentation des doses pour obtenir les mêmes effets et éviter les symptômes de sevrage (manque). On retrouve des larmes, spasmes musculaires, anxiété, grelottement, hypertension, diarrhée, irritabilité, frisson et insomnie.
SurdosageUne surdose crée :
- des problèmes de coordination,
- une perte de conscience,
- une dépression respiratoire,
- des troubles cardiaques,
- le coma et elle peut aller jusqu'à la mort.
La méthadoneDescriptionLa métha est le seul stupéfiant autorisé pour le traitement de la dépendance aux opiacés. Les principales indications d'un traitement à la méthadone sont le soulagement du syndrome de sevrage aux opiacés au cours de la désintoxication et son utilisation à long terme comme traitement de substitution aux opiacés. Ce traitement à long terme est reconnu efficace pour diminuer la consommation illicite d'opiacés, réduire la criminalité qui y est associée et permettre une réinsertion sociale.
La méthadone est un opioïde de synthèse qui se distingue de la morphine par son action prolongée. Elle a un effet agoniste sur les récepteurs du système nerveux, lui conférant ainsi des propriétés analogues à celles de la morphine. Son pouvoir analgésique est avantageusement comparable à celui de la morphine. Son activité maximale se situe entre 2 et 4 heures post-ingestion. La demi-vie de la métha est relativement longue et l'effet d'une seule dose chez un patient stabilisé peut durer de 24 à 36 heures, ce qui lui permet de fonctionner normalement sans symptôme de sevrage ni de somnolence.
L'occupation des récepteurs morphiniques fait en sorte que l'effet de l'héroïne sera diminué ou annulé si le patient en consomme. La métha bloque l'effet euphorisant produit par l'héroïne.
Effets à court termeLa métha amène un sentiment de légère euphorie, de l'indifférence et du repli sur soi. C'est également un antitussif. En dose suffisante, elle prévient l'apparition du syndrome de sevrage habituellement lié à la privation d'héroïne et bloque l'envie irrésistible de consommer.
Les principaux effets indésirables sont la constipation, la prise de poids, les oedèmes périphériques, le prurit, la somnolence, la sudation, la gynécomastie, une diminution de la libido, une dysfonction sexuelle, etc.....
SurdosageUne surdose de métha peut provoquer un arrêt respiratoire. De par son incompatibilité avec l'alcool, les tranquillisants et les analgésiques, la consommation simultanée de méthadone avec l'un de ces produits peut avoir des effets nocifs, voire mettre la vie du consommateur en danger.
Effets à long termeAux doses appropriées, la métha est sécuritaire, sans effets néfastes importants
CommentairesLe programme de prescription de la méthadone favorise la réduction des méfaits et rapproche le consommateur d'héroïne des fournisseurs de services. Il favorise la réinsertion sociale des héroïnomanes et contribue de façon déterminante à réduire les cas d'infection au HIV. La métha constitue également une forme particulière d'aide à la survie.
Les stimulants
La cocaïneSes différentes formesLa cocaïne provient des feuilles de l'Erythroxylon Coca, un arbrisseau d'Amérique du Sud. Elle se présente sous forme d'une poudre blanche qui est habituellement inhalée ou injectée.
Le « crack » est une préparation de cocaïne qui peut être consommé par voie respiratoire (fumée).
Le speed-ball est un mélange de cocaïne et d'héroïne, consommé par voie veineuse.
Effets à court termeLa cocaïne est un psychotrope classé dans la catégorie des stimulants, qui stimule le système nerveux en augmentant les niveaux de dopamine dans les synapses de certaines régions cérébrales. Elle y bloque la recapture de dopamine par le neurone émetteur, s'opposant ainsi à son élimination de la synapse.
La cocaïne produit une sensation d'euphorie et d'amélioration de la performance ; elle cause une sensation de chaleur et une bronchodilatation ; on se sent tout puissant, euphorique, hyperactif...... ; les effets se caractérisent par d'intenses poussées d'énergie et d'exaltation.
L'intoxication par la cocaïne produit :
- des changements comportementaux ou psychologiques inadaptés,
- tachycardie ou bradycardie,
- dilatation des pupilles,
- augmentation ou diminution de la pression artérielle,
- transpiration ou frissons,
- nausées ou vomissements,
- agitation ou ralentissement psychomoteur,
- faiblesse musculaire,
- dépression respiratoire ou arythmies cardiaques,
- confusion,
- crises convulsives ou coma.
Effets à long termePar inhalation, des inflammations et perforations de la paroi nasale ou irritation nasale ; la perte d'appétit amène une malnutrition ; chez la femme, irrégularité menstruelle ou disparition des règles ; risques convulsifs augmentés ; les utilisateurs deviennent davantage susceptibles des épisodes dépressifs... la drogue agit en renversant ces sentiments désagréables ; comportements de méfiance ou paranoïa ; hépatites et HIV ; problèmes respiratoires.
Dépendance – Tolérance – SevrageLa cocaïne produit une très forte dépendance psychologique. La dépendance peut se créer en une très courte période de temps. Quand il y a des indices de tolérance, de sevrage ou de comportements compulsifs en rapport avec l'obtention ou la consommation, il y a dépendance.
La tolérance qui nécessite l'augmentation des doses pour obtenir le même effet, survient très rapidement au cours d'une même consommation. Cette tolérance ne persiste pas au-delà de quelques heures : après 24 heures d'abstinence, le cocaïnomane retrouve sa sensibilité initiale au produit.
Le sevrage à la cocaïne n'exige habituellement pas d'hospitalisation, hormis pour une mise à l'abri du produit.
Les perturbateurs
Le Cannabis (marijuana-haschich-huile de haschich)Le cannabis « cannabis sativa » ou « cannabis indica », est mieux connu sous les 200 mots d'argot : pot, herbe,marie-jeanne, beu, shit, tosh, .....
Toutes les formes de cannabis sont des substances qui perturbent l'état d'esprit dû particulièrement au THC (delta-9-tetrahydrocannabinol)
Effets à court termeLes effets du cannabis ne dépendent pas seulement du mode de consommation, de la quantité ou du taux de THC consommée, mais aussi de la personnalité de l'individu qui en consomme, de son état d'esprit.
Le THC modifie l'humeur, les sensations et le comportement (plus relax, joyeux, insouciant) ; l'euphorie peut facilement se transformer en déprime et autres difficultés psychiques ; augmentation du rythme cardiaque ; rougeur caractéristique des yeux ; couleurs plus éclatantes ; bouche sèche ; appétit augmentée ; perception du temps et de l'espace déformés.
Effets à long termeAvec une augmentation de la dose, les consommateurs font l'objet d'hallucinations, de paranoïa et ont des réactions de panique. Les symptômes s'aggravent chez les personnes souffrant de problèmes psychiatriques et plus particulièrement de schizophrénie.
DépistageLe cannabis est l'une des drogues qui reste le plus longtemps dans le corps car le THC a la particularité de se fixer dans les graisses et de se dissoudre ensuite très lentement.
Un test d'urine révèlera la consommation de cannabis jusqu'à 7 jours après l'arrêt de l'utilisation chez un consommateur occasionnel, et plus de 30 jours chez l'utilisateur chronique.
Dépendance-Tolérance-SevrageLa dépendance est psychologique, la consommation devenant le centre d'intérêt de l'utilisateur. Le seuil de tolérance augmente. Les symptômes de sevrage sont : l'angoisse, la nervosité, l'insomnie, des sueurs ainsi qu'une perte d'appétit.